04/04/2008

Vendredi 4 - Osaka (2)

Dernier jour à l'effectif de ma boîte, à partir de demain je suis officiellement sans emploi. Dernier jour de Rémi qui repart demain.

Petit-déjeûner inclus dans le tarif de la chambre : nous avons droit à une pléthore de mets en libre service : toasts et viennoiseries, poisson grillé, takoyaki (boulettes au poulpe), pommes de terre, salade, chou chinois, soupe miso, salade de fruits, et un plat que je n'ai pas tenté (riz dans son jus de cuisson qu'on mange avec des légumes vinaigrés, est-ce ça le "congé" ?). Du coup on se fait un repas qui nous tiendra également lieu de déjeûner.

Dans le métro nous découvrons le principe du "dé-monnayeur" : quand on prend un ticket de métro (ça ne marche pas si on se contente d'annuler après avoir mis l'argent), si on a mis beaucoup plus que la somme requise sous forme de pièces de 10 et de 100 il nous rend la monnaie en "fusionnant" les pièces, pratique :-)
Pour l'opération inverse il y a parfois des monnayeurs là où cela peut être nécessaire, par exemple pour le téléphone ou les consignes à bagage.

Nous nous dirigeons vers l'aquarium de la baie au sujet duquel les guides sont élogieux. Effectivement les bassins sont immenses et l'observation relativement aisée malgré la foule. On a en effet l'impression d'être complètement immergés dans l'environnement aquatique. Après un premier tunnel "immergé" du sol au plafond, où des espèces de taille moyenne évoluent autour de nous, les autres bassins sont aménagés autour des couloirs de visite de sorte qu'on ait l'impression là aussi d'évoluer à l'intérieur. De plus, les bassins faisant plusieurs étages de haut, la visite s'enfonce en spirales sur plusieurs niveaux, ce qui fait que chaque bassin est accessible sur ses différents cotés et sur plusieurs niveaux.


Les espèces les plus impressionnantes sont sans conteste le requin baleine et surtout pour ma part la raie manta géante d'au moins 3 mètres d'envergure qui, en tant que joueur occasionnel de Blue Planet, exerce forcément sur moi une certaine fascination :-)

Quelques vidéos vu que monde sous-marin se prête bien aux vidéos sans son que peut faire mon appareil :





Les autres espèces sont aussi très intéressantes, variées dans leurs formes, couleurs et environnement (des panneaux indiquent les caractéristiques de chaque bassin).
En sortant un artiste de rue joue surtout sur le suspense et le comique pour amuser la galerie, car après un bon quart d'heures de pitreries il exécute enfin la périlleuse mise en équilibre sur rouleaux, planches et canettes promises depuis tout ce temps mais sans cesse retardée. Il fait intervenir les enfants qui y mettent du leur avec plus de zèle que prévu.

Dans l'enceinte du Suntory Museum se trouve un iMAX3D, que nous essayons : il s'agit d'une salle de projection sphérique qui projette également certains films en 3D. Le système stéréographique est basé sur la polarisation de la lumière : en polarisant différemment les images (différentes à chaque instant) qui doivent être vues par l'oeil gauche et l'oeil droit pour créer la vision 3D, il suffit de porter des lunettes aux verres filtrants pour effectuer la séparation des images. La technique est efficace tant que les spectateurs sont situés "à peu près" dans le même axe par rapport à l'image, car bien sûr tous les yeux gauches reçoivent la même image (pour être rigoureux il faudrait que chaque spectateur reçoive des images spécifiques à sa position exacte, mais c'est très difficile à mettre en oeuvre dès qu'il y a plus de deux ou trois spectateurs pour des raisons de puissance de calcul et de capacité de filtrage). Le rendu est correct, pour ma part c'est la première fois que j'expérimente ce type de technique sur des images en prise de vue réelle.
J'avais déjà essayé une technique moins ergonomique mais au résultat similaire, lors de séminaires à l'INRIA puis sur une carte graphique grand public que j'avais achetée d'occasion (Geforce 256DDR Deluxe, mais le problème était que les jeux n'étaient pas forcément adaptés). Il s'agit de l'obturation CCD : les images "gauche" et "droite" sont émises successivement par un moniteur ou projecteur haute fréquence, et les lunettes se chargent de cacher l'oeil opposé. Le problème étant que les lunettes doivent être synchronisées sur le moniteur pour masquer le bon oeil au bon moment. Je suppose aussi qu'elles sont plus chères et plus fragiles que des lunettes dotées de "simples" filtres.
Pour en revenir au film, c'était un documentaire sur les dinosaures (un grand classique de l'image de synthèse, la BBC y ayant déjà consacré une série de documentaires de belle facture, suivi par la suite d'autres séries sur le même principe mais concernant d'autres époques préhistoriques), avec quelques images me donnant un avant-goût de la Mongolie (à supposer que le permette mon itinéraire à géométrie variable, voire cyclique et auto-sécant si je puis me permettre d'anticiper).
Le principal défaut, même s'il est inévitable sur une projection publique, est que la caméra fait le point sur une zone déterminée de l'image, supposée être le point regardé par les spectateurs. Si c'est bien le cas, pas de problème, l'illusion est parfaite. Par contre si vous avez le malheur de regarder ailleurs, typiquement un endroit plus proche de la caméra, forcément l'image est dédoublée, comme quand vous regardez un point au loin et passez un doigt devant vos yeux sans faire le point dessus. Au loin même principe, c'est flou mais c'est moins gênant. Surtout que, bêtement, la mise en scène prend exprès des angles de vue torturés de manière à amener des objets ou une partie du décor très près de la caméra, sauf que le point n'est pas fait dessus mais sur le sujet principal de la scène. Ceci a priori pour mettre en valeur le coté 3D, mais du même coup cela met en exergue le défaut de la technique et on se retrouve très souvent avec des images dédoublées en avant-plan ! Pénible.

De retour de la baie d'Ôsaka, où se trouvaient nos attractions de la journée, nous passons par le quartier de Minami (encore) mais ce coup-ci dans la "cité électrique" ("Den Den City"), équivalent un peu moins grand du quartier d'Akihabara à Tôkyô, où l'on trouve là aussi tout ce qui se branche sur prise secteur, avec un fort accent sur l'informatique, les appareils photos, la musique et les DVD (dont quelques boutiques aux devantures pornographiques en plein sur le boulevard). Les anime ont bien sûr la part belle. Je regarde par curiosité ce qui se fait comme PC d'occasion, de préférence catégorie rikiki tant sur le prix que sur la taille. A force de chercher je tombe sur d'authentiques veaux de compétition genre Pentium 2 avec 64MB de RAM pour 86 euros, etc. Le prix semble un peu fort pour certains mais je ne me suis intéressé qu'aux machines ultra-portables devant lesquelles même le 12" que je me suis payé l'été dernier fait figure de sumo. Certains écrans de 10", de la taille et la forme d'une enveloppe, soit un rapport largeur/hauteur de 2,13 : l'intérêt est d'avoir un clavier de taille presque standard tout en ayant une machine certes allongées mais compacte. Mais nous en reparlerons :-)
Rémi achète une carte mémoire SD qui peut également se brancher directement sur prise USB, ce qui peut être bien pratique et représente en tous cas le summum de la compacité en matière de clef USB.

Le dîner sera constitué d'un copieux curry relevé à souhait (sans excès : j'ai pu finir intégralement la généreuse quantité de sauce sans occasionner pour autant de convulsions intestinales...), après lequel une fois les papilles revenues à la vie, nous nous délectons d'une crêpe (servie en cornet) fourrée de plein de bonnes choses sucrées.

Suite à quoi, pour faire un peu d'exercice, Krys nous fait une démonstration de Dance Dance Revolution !

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