Vite pour ne pas etre en retard : j ai trouve un compagnon de voyage pour une excursion dans le Gobi organisee par une agence locale avec jeep, chauffeur et meme traductrice/cuisiniere normalement. Depart dans 15min !
Retour vendredi prochain.
Ciao :-)
28/06/2008
Samedi 28 - Into the Gobi
par
Ghislain Cottat
à
02:38
26/06/2008
Jeudi 26 - Oulan-Bator
Après pas loin de trois jours de voyage depuis Xi-An, me voilà finalement débarqué à Oulan-Bator. Le trajet était passionnant, des champs et de la verdure du Xi-An, à la sécheresse de la Mongolie Intérieure, la traversée du Gobi puis l'arrivée dans une contrée à nouveau à peu près verdoyante même si ça ne pousse pas bien haut.
Dans le train depuis la frontière Mongole, moi et un Israëlien rencontré à Erlian avons fait la connaissance d'une famille Mongole habitant Oulan-Bator. J'ai joué aux cartes avec leurs filles de 6 et 10 ans, et partagé quelques fruits. Comme nous les avons aidés pour descendre leurs très nombreux bagages, ils nous ont invités chez eux et nous ont offert le thé, puis un repas de raviolis locaux avec un apéro au whiskey, s'il vous plait !
Puis nous les avons quitté et j'ai débarqué dans un repaire de français, une guesthouse pas très bon marché (la gérante est très aimable mais facture en euros !) mais très confortable. Nous avons discuté à bâtons rompus tout l'après-midi avec les autres pensionnaires. D'ailleurs je vais voir s'ils partent dîner ce qui m'éviterait un nouveau repas seul.
Donc plus de détail une prochaine fois ;-)
par
Ghislain Cottat
à
11:40
23/06/2008
Dimanche 23 - En route pour la Mongolie Intérieure
Mon séjour à Xi'An se termine déjà, mais au moins j'aurai vu l'armée enterrée, la forêt de stèles et une partie de l'excellent musée du Shaanxi.
Aujourd'hui départ pour la première étape de mon voyage vers Oulan-Bator, qui m'amènera à Jining Nan d'où je pourrai prendre un train pour la Mongolie Intérieure, jusqu'à la ville frontière de Erlian. De là je passerai en Mongolie tout court, mardi soir ou mercredi matin.
Arrivée à Oulan-Bator mercredi ou jeudi, en fonction des correspondances !
par
Ghislain Cottat
à
04:52
19/06/2008
Jeudi 19 - On the road again
(Pour des raisons informatiques dont je vous épargnerai le détail, j'ai ajouté les accents après coup, donc malgré la vérification orthographique il doit en manquer une palanquée).
Ce matin la difficile tâche d'empaqueter tout mon bazar dans mes sacs ne s'avère pas possible sans transporter un tas de bouquins dans un sac plastique en plus de mes deux sacs habituels. Je checkoute vers midi, et effectue une dernière fois le trajet jusqu'au métro de Wudaokou. Ces dix minutes de marche m'ont déjà mis en sueur, sandwiché comme je suis entre mes deux sacs.
Changement comme d'habitude à Xizhimen pour prendre dans le sens anti-horaire la ligne 2 (circulaire) qui doit en toute logique m'amener sans détours à la gare principale. Ce n'est pas de là que je pars mais je compte y laisser mon gros sac le temps de faire quelques achats de souvenirs et surtout d'expédier toute cette surcharge pondérale dans un colis vers la France. Il y a bien sur aussi une consigne à la gare de l'ouest d'ou je pars ce soir, mais celle-ci est assez excentrée et pas franchement pratique d'accès.Le fil de mes pensées me fait apparemment rater la station, car de Chongwenmen je me retrouve directement à Jianguomen. Je traverse le quai et repars dans l'autre sens. Il n'y a qu'une station donc je reste debout devant la porte... et je vois passer devant moi la station "Beijing Zhan" (gare de Beijing), à peine éclairée. Tout s'explique, je ne suis pas si distrait que ca finalement. Encore que : je ne suis allé qu'une seule fois à Jianguomen par le sud (la seconde fois j'ai realisé qu'il y avait une station de moins par le nord), mais tout de même je pense que j'aurais remarqué si on avait sauté une station ?
Toujours est-il qu'il me faut maintenant un bus pour la gare, ce qui n'est évidemment pas difficile vu qu'elle attire pas mal de lignes à elle. Quand j'arrive la vue me fait tout de suite penser à la gare de Kunming empruntée cinq ans auparavant : une grande place pleine de gens debouts, assis, accroupis voire allongés, avec des bagages de toutes sortes, mélange chamarré, oisif et bruyant, version Woodstock sans la boue.
La gare est munie d'un système de consigne à bagages très moderne avec serrure électronique. Mais comme toujours se pose le probleme du paiement : comme il n'y a quasiment pas de pièces en circulation, les machines automatiques sont rares. Pour avaler des billets il faut en effet pouvoir les reconnaitre, et vu l'état general des billets de 1 yuan, faire l'appoint s'avèrerait problématique. C'est censé changer très vite car pour le coup le métro s'est équipé de machines automatiques n'acceptant que les pièces de 1 et les billets de 5 et 10.
Bref tout ça pour dire qu'une préposée est là pour réceptionner le paiement et déverser sa mauvaise humeur sur les clients. J'affronte la bête sereinement, en essayant de l'amadouer avec quelques mots de chinois. Elle me demande un ticket de train sinon pas le droit d'utiliser la consigne, non mais. Je lui sors mon ticket de la gare de l'ouest, heureusement ça lui convient. Elle prend quand même la peine de me faire remarquer que ce n'est pas la bonne gare, et je la rassure en lui disant que je suis au courant. Il faut que je reprenne mon sac avant 18h30... Je trouve ca un peu naze comme restriction pour la plus grande gare ferroviaire de la capitale. Il y a une consigne 24/24 mais uniquement "small luggage" (je ne suis pas allé voir la taille de "small"). Après vérification dans le lonely, il y aurait en fait aussi des casiers en libre accès à un autre endroit.
Soudainement allégé, vue l'heure je m'en vais directement perdre encore plus de poids et tester les compétences relationnelles d'autres préposées en me dirigeant vers la Poste Internationale de Jianguomen. Facile à trouver, compétente et aimable, je n'aurai à me plaindre de rien (*). J'ai quasiment deux employées rien que pour moi. J'étais prévenu donc je n'avais rien emballé, car tout est inspecté avant empaquetage par leurs soins dans un carton à elles. Apparemment le matériel électronique peut poser problème, car mon dictionnaire Casio soulève une discussion experte. Finalement après démonstration du machin (elles devaient craindre qu'il s'agisse d'une sorte de Pocket PC), il est autorisé à embarquer après que les piles m'aient été rendues.
Comme j'ai decidé de garder le PC malgré son fonctionnement diminué, je ne sais pas ce qu'elles en auraient dit : est-ce qu'enlever la batterie aurait suffi ou refusent-elles tout simplement d'embarquer du matériel fragile susceptible de donner lieu à d'ennuyeuses réclamations ? (**) Mystère. A noter que les bouquins n'ont pas vraiment été inspectés, je ne pense pas qu'ils cherchent à filtrer les envois.
Finalement il y en a pour plus de huit kilos, même en enlevant l'emballage, charge que je suis fichtrement content de laisser aux soins d'un transporteur... Surtout pour ce prix : j'en suis de 262 yuans, soit 26 euros pour un transport de surface (a priori maritime), assurance comprise (pour une valeur estimée au pif de 100 euros - j'aurais dû gonfler un peu plus je pense).
J'inaugure du coup une course d'un genre un peu particulier : depuis Beijing, d'après ce qu'on m'a dit, entre un colis au tarif lent en bateau via le canal de Suez et un pékin de base (moi) en train à travers la Sibérie, les paris sont ouverts sur lequel arrivera le premier Rue de Savoie.
Je n'ai plus trop envie de faire de courses maintenant, vu qu'il faudrait que je me les trimballe à Xi'An, donc je verrai directement là-bas. Je pars vers le nord avec dans l'idée une galerie d'art, mais je change (encore) d'avis en route et après un casse-croûte de brochettes je passe chez un coiffeur. J'y suis déjà allé il y a deux ou trois semaines mais je ne m'étais pas bien expliqué et d'ailleurs je n'avais pas trop la tête à ça ce jour-la. Ce coup-ci je lui explique que je veux qu'il coupe très court, je mime l'utilisation d'une tondeuse mais rien à faire, il attaque vaillamment aux ciseaux. C'est quand même mieux, il ne reste que la barbe qui a pris du poil de la bête vu que je ne l'ai pas sérieusement taillée depuis Fukuoka. J'ai quand même droit à la tondeuse et me voilà tout neuf et fin prêt à passer une frontière (mais toujours aussi peu conforme à la photo de mon passeport...).
Je reviens ensuite tranquillement en improvisant un chemin vers le "sud" à travers un tas de hutongs (ruelles pékinoises), certaines clairement touristiques et d'autres complètement à l'opposé du registre. Les vieux y jouent aux cartes ou discutent dans la rue comme s'ils n'étaient pas au beau milieu de la frénetique capitale accueillant les JOs dans 51 jours (peu ou prou).
En fait mon "sud" a du plomb dans l'aile, car je me retrouve à la Tour de la Cloche, plein ouest voire franchement au nord de mon point de départ. J'ai dû encore me tromper d'un cadran mais même sachant cela je n'arrive même pas à voir comment j'ai pu me retrouver là... Bref je remonte de deux blocs vers le nord, le vrai ce coup-ci, et prend le métro pour Jianguomen, d'où je rejoins à pied la gare et ma consigne.Quelques décilitres de sueur plus tard, je sors du métro à la station du "Musée Militaire" et, tant qu'à faire, je finis le kilomètre et des brouettes restant à pied. Contrairement à la gare principale, la gare de l'ouest n'est pas reliée par le métro. Pardon, elle ne "prétend" pas être reliée...
Au bout du boulevard difficile de manquer le bâtiment colossal surmonté d'une arche elle-même coiffée d'une sorte de pagode-tour-de-contrôle-spatiale. J'ai l'impression d'arriver sur un aéroport, avec rampes d'accès automobiles genre Orly-Sud, vérification des bagages aux rayons X à l'entrée, dedans panneau d'affichage (synchrone, contrairement à celui de Roissy le 20 mars dernier...) pour les trains au départ, salles d'attente avec accès contrôlé par le ticket et feu vert pour l'embarquement affiché au fur et à mesure, presque toujours une demi-heure avant le départ.
Avant d'aller en salle d'attente je me pose avec un certain soulagement au "Californian (?!) Beef and Noodles" du coin, chaîne de fast-food qui, comme son nom ne l'indique pas, sert des plats bien chinois.
Je prend mon temps, surtout que les bières sont servies par 600mL... Puis j'avance un peu mon Voyage vers l'Ouest littéraire en salle d'attente avant d'aller prendre place wagon 14, "compartiment" 8 (en couchettes dures il s'agit en fait d'un couloir cloisonné avec deux fois trois couchettes superposées entre deux cloisons). La couchette du haut est, euh, haute, et j'y hisse tant bien que mal mon gros sac. Il y a un peu de place au dessus de la porte pour les bagages, un matelas comme prévu légèrement plus confortable que celui de l'auberge de jeunesse de Wudaokou, une lampe de chevet incluse dans le prix, et une charmante voisine avec qui, comme à mon habitude, je n'échange pas un mot ;-)
La "provodnitsa" de service (il faut que je me mette au russe maintenant ;-)) vient nous échanger nos billets contre une carte plastifiée avec le numéro de la couchette. Je me demande un bon moment à quoi ça peut servir, tout en me demandant parallèlement comment se réveiller lorsqu'on descend du train en pleine nuit quand on dort avec des bouchons d'oreille comme moi et qu'accessoirement l'heure d'arrivée n'est écrite nulle part. Normalement à ce stade vous avez la solution, du moins mon hypothèse actuelle, sinon relisez le paragraphe :-)
A part ça il y a de l'eau bouillante au bout du wagon, et surtout la clim souffle bien trop frais sur les couchettes du dessus (mauvaise pioche). Après un peu de lecture, je m'enfouis sous la couette en cherchant un compromis entre crever de chaud et m'enrhumer. C'est la première fois que j'utilise une couette non pour me réchauffer mais pour améliorer la répartition de la transmission de la fraîcheur de l'air vers mon corps...
(*) En fait à la Poste de Xi'An pour mon deuxième envoi, je trouverai tout de même un motif de plainte : l'assurance que j'ai payée à Beijing ne fonctionnerait apparemment que pour les envois aux Etats-Unis et en Australie... Je leur laisse cependant le bénéfice du doute.
(**) Encore que vue la nullité de l'assurance souscrite...
par
Ghislain Cottat
à
00:00
18/06/2008
Mercredi 18 - Derniers cours
Aujourd'hui j'ai assisté à mes derniers cours de Mandarin, comme prévu, et fait mes adieux à mes deux charmantes "professeuses". Li-laoshi m'a recommandé de poursuivre en France même pendant mon travail, et je lui ai dit que je voudrais bien mais que comme il faudrait aussi que je fasse du japonais, mon emploi du temps risque d'être chargé.
Ces quatre semaines et demi sont vraiment passées en coup de vent ! Évidemment je serais volontiers resté un mois ou deux de plus à ce rythme, histoire d'acquérir un niveau plus que symbolique en Mandarin, mais je suis déjà bien content d'avoir pu improviser ce mois d'étude au milieu du voyage.
J'ai mon billet de train pour Xi'An pour demain soir (nuit de jeudi à vendredi), et j'ai commencé à me renseigner sérieusement pour rejoindre ensuite Oulan-Bator. Bien évidemment n'ayant pas de réservation il est exclu que je puisse prendre le trans-mongolien lui-même : il n'y a qu'un départ par semaine jusqu'à Moscou, plus un autre (ou deux, c'est pas clair) qui ne va que jusqu'à la capitale Mongole. Les billets sont pas mal trustés par les agences de voyage qui les revendent jusqu'à plusieurs fois le prix d'achat.
Le plan B se décline en multiples sous-options avec cependant un point commun : le passage de la frontière en jeep/taxi car il est interdit de la passer à pied. La ville la plus proche en Mongolie Intérieure (donc coté chinois) est Erlian (Эрээн хот, Ereen khot, 二连浩特), aussi connue sous les noms de Erenhot, Ereen ou Eriyen. Multiplicité qui, vous vous en doutez, ne facilite pas franchement la recherche d'information sur le net...
De l'autre coté, on rejoint la ville de Zamiin Uud (Замын-Үүд, Zamyn-Üüd, Zamyn-Uued, Zamin-Uued, Zamyn-Uud, etc.!) depuis laquelle on peut rejoindre Oulan-Bator en train si on arrive à acheter un billet, en bus sinon (et si on a le dos solide).
Les autres options concernent le trajet coté Chinois : Erlian n'est pas reliée directement à Beijing, à part bien sûr par les trans-mongoliens (K3 et K23 de leur petit numéro). Il faut donc prendre le train pour Hohhot (capitale de la Mongolie intérieure), descendre éventuellement à Jining Nan et attendre le train qui part de Hohhot et rejoint Erlian (c'est plus clair sur la carte).
Il est aussi possible de faire le trajet direct en bus, mais un récit lu sur internet ne m'y encourage pas : non que le trajet dans le bus remplis de Mongoliens se soit mal passé, mais apparemment il est difficile de convaincre le personnel du guichet de vendre un billet à un occidental (dans son cas c'était une fille, encore plus difficile j'imagine)...
Au final de Xi'An je ne sais pas si je vais revenir sur Beijing : d'après les moteurs de recherche ferroviaires je peux en effet faire le trajet Xi'An - Lining Nan directement. C'est à peine plus court que de repasser par Beijing (on gagne 1h15 sur 20h de trajet environ) mais cela évite un changement. Par contre il y a beaucoup plus de trains sur Xi'An - Beijing et Beijing - Hohhot que sur Xi'An - Lining Nan. Comme les moteurs indiquent uniquement les heures de départ mais pas les jours, je ne suis même pas sûr qu'il y en ait tous les jours.
Je vais voir aussi si ça vaut le coup de visiter Hohhot, où il semble y avoir au moins un temple d'une architecture complètement différente de ce qu'on voit en Chine (Cf. lien plus haut).
Du coup je vais essayer d'envoyer un colis demain pour alléger mon sac tant que possible. Je garderai de quoi m'occuper dans le train bien sûr, mais je ne me vois pas trimbaler mes bouquins de chinois sur les 10 000 prochains kilomètres... Si j'arrive à me lever assez tôt je pourrai même faire quelques courses vu que je n'ai pas pris le temps jusque là.
Je n'étais vraiment pas motivé dimanche dernier donc je n'ai acheté que de quoi lire : Journey to the West, quatre tomes de 600 pages qui, en plus de porter un nom particulièrement de circonstance, est un des quatre romans classiques de la littérature Chinoise.
par
Ghislain Cottat
à
06:20
13/06/2008
Vendredi 13 - Quelques visites
Hier matin nous sommes allés avec Emilie et Damien à la résidence du Prince Gong, soit-disant un des plus beaux bâtiments de Beijing. A vrai dire je suis un peu déçu, même si on arrive avant la plupart des touristes, la résidence est jolie sans plus. Le problème est que comme toujours on ne visite que l'extérieur. A l'intérieur il n'y a que des boutiques de souvenirs. C'est loin d'avoir le charme de la résidence de Takayama... Comme dit Emilie le mobilier a peut-être été "déménagé" à Taiwan lors de la fuite du Kuomintang en 1949.
En sortant nous traversons quelques hutongs (ruelles caractéristiques de Beijing, souvent étroites), puis longeons le lac sur lequel les pékinois patinent l'hiver et pédalotent le reste du temps. Nous allons manger dans un endroit assez particulier : il faut acheter une carte qu'on recharge comme une carte de métro, puis on déambule dans deux couloirs et on choisit des plats dans des stands. Ceux-ci servent des plats du "vieux Pékin", et sur une scène dans la "salle à manger" un homme montre d'anciens instruments de musique en expliquant à quoi ils servaient. Emilie comprend que les différents artisans qui passaient dans les rues avaient chacun leurs instruments et leurs mélodies attitrées, ce qui j'imagine permettait de les repérer de loin.
Ce matin nouvelle excursion dans le centre, cette fois seul et en commençant par l'ambassade de Mongolie. Le temps de dire "Ni hao" je récupère mon passeport avec un visa mongolien que je vérifie minutieusement et juge en bonne et due forme. Les dates du voyage ne sont pas indiquées alors qu'elles étaient demandées pour la lettre d'invitation que je leur ai fournie. C'est plutôt une bonne chose, cela permet d'être plus flexible même si de toutes façons je suis en butée sur mon visa russe qui est lui daté.
En revenant je visite l'ancien observatoire astronomique, situé à vingt mètres de la station de métro Jianguomen. De petites salles présentent rapidement l'astronomie développée en Chine puis celle apportée par les Jésuites. Une douzaine d'instruments d'un beau gabarit sont exposés dans la cour et sur le toit de la tour ressemblant plus à une forteresse qu'à un lieu d'étude. Entre autres plusieurs sphères armillaires d'au moins un mètre de diamètre permettaient de représenter les mouvements des étoiles.
J'ai annoncé à ma prof du second cours que je n'assisterai que jusqu'à mercredi prochain, elle était très déçue, et surtout envieuse du reste de mon programme ;-)
Je n'ai pas trop réfléchi encore à mon programme du week-end. Il faut que j'aille au zoo voir les pandas du Sichuan (leur arrivée pour les J.O. était prévue avant le tremblement de terre), mais surement pas pendant le week-end, trop de monde. J'irai tôt lundi matin, par exemple. Je vais peut-être simplement faire quelques emplettes, et peut-être voir des spectacles : après les acrobates de dimanche dernier il faut quand même que je voie de l'opéra de Pékin, et si possible un spectacle de Kungfu. Une autre possibilité est d'y aller un soir en semaine car cela passe tous les jours (c'est donc probablement assez touristique, mais tant pis).
par
Ghislain Cottat
à
11:56
10/06/2008
Mardi 10 - Quelques nouvelles
Comme on me l'a fait remarquer, cela fait bientôt deux semaines que je n'ai pas trop donné de nouvelles écrites ! J'ai tout de même publié les derniers articles sur la Corée, comme vous l'aurez constaté.
Concernant mes activités Pékinoises, j'ai rempilé la semaine dernière pour dix jours de cours à l'école Diqiucun ce qui, en comptant la journée d'hier qui était fériée, me fera terminer mercredi en huit, le 18 juin. J'ai toujours dans l'idée de faire ensuite un saut jusqu'à Xi'an, mais ce n'est pas sûr. Malgré mes visites du week-end il restera en effet pas mal de choses à faire dans la région de Beijing, je pense en particulier aux tombes des Rois Ming et/ou de celles des Qing, et à la ville de Chengde et son palais d'Eté (le vrai, pas ceux situés à Beijing même).
Cela suppose aussi que le visa Mongolien ne posera pas de souci : quand j'ai déposé ma demande mercredi dernier aux services consulaires, un couple anglophone avait apparemment quelques difficultés car on leur demandait de repasser le lendemain.
Rapide rétrospective de mes visites à Beijing : je ne sais pas si j'arriverai à écrire des articles aussi complets qu'à mon habitude, malgré tout ce qu'il y a d'intéressant à dire sur les nombreux témoignages de la grandeur passée de l'Empire... Donc je résume ici mes activités de manière purement textuelle et je publierai quelques photos dans des articles datés. Cela risque d'être assez décousu, désolé.
Le 18 mai j'ai visité le palais d'Eté, pas très loin de Wudaokou. J'ai un article à peu près digne de ce nom en préparation, donc je n'en rajoute pas. Comme mentionné ailleurs, le week-end suivant j'ai visité l'obligatoire Cité Interdite, ainsi que le parc de Beihai le lendemain suivi du parc situé juste au nord de l'ancien domaine impérial et pourvu d'un point de vue imprenable dessus.
Il y a dix jours j'ai arpenté la Grande Muraille sur une dizaine de kilomètres entre Jinshanling et Simatai avec Damien et Emilie, qui m'emmènent aussi dans leurs restaus préférés, et m'ont fait visiter la fac réputée de "Beida" (petit nom de "Beijing Daxue", littéralement - et tout simplement - l'Université de Pékin). Cette fac râfle avec celle de Qinghua la majorité des grosses têtes du pays et fut à l'origine de nombreux mouvements sociaux progressistes.
La Grande Muraille est aussi impressionnante qu'on le dit (je sais ça vous fait une belle jambe sans les photos), même si certains tronçons sont en ruine, et chose surprenante il n'y avait pas beaucoup de monde sur cette section. Une balade donc très agréable, que nous avons finie avec quelques vendeuses locales qui rentraient chez elles, et qui nous ont permis de pratiquer notre chinois (balbutiant dans le cas de Damien et moi, courant dans le cas d'Emilie qui est ici en thèse).
Ce week-end j'ai fait le Temple de la Terre et le Temple du Ciel dans la même journée, pour faire bonne mesure. Ces spacieux carrefours ésotériques ne ressemblent en rien à des temples bouddhistes, mais étaient d'une importance capitale pour l'Empereur, lien vivant entre son peuple et les deux mondes. J'ai pu vérifier ce que chacun sait, à savoir que la Terre est carrée (et plate, cela va sans dire) et située au nord, tandis que le Ciel est rond et situé au sud.
Dans un style plus classique j'ai visité aussi le temple du Lhama (YongHeGong), où l'on croise beaucoup de touristes mais aussi beaucoup de pratiquants rendant hommage aux divinités (trois bâtons d'encens à chaque fois, pour symboliser les trois vies dont nous sommes tous pourvus - heureux de l'apprendre !).
Enfin, j'ai flâné deux paires d'heures dans le parc de l'ancien palais d'Eté hier (YuanMingYuan - non, toujours pas à Chengde). On voit tout de suite qu'il n'est pas dans le circuit touristique standard (idem le Temple de la Terre), car on n'y croise quasiment que des locaux et en nombre raisonnable, contrairement aux attractions comme le temple du Ciel, le palais d'Eté et bien sûr la Cité Interdite. On y est beaucoup plus au calme, ce qui permet d'admirer sereinement l'entremêlement de lacs, d'îles, de ponts, etc., que n'arrivent pas (encore) à gâcher les travaux "d'embellissement" probablement décidés en vue de l'Olympiade.
Beaucoup de verdure et un bon nombre d'oiseaux.
Et là je file car on va m'attendre pour le restau :-)
par
Ghislain Cottat
à
11:27