01/04/2008

Mardi 1er - Hiroshima : cerisiers!


En passant en train à Kyoto et Osaka, nous constatons que les cerisiers sont maintenant en fleurs ! Nous craignons un moment que ce ne soit déjà trop tard à Hiroshima, mais non, nous sommes rassurés en arrivant dans cette ville tristement célèbre, après un trajet à jeûn (changement trop court à Osaka, boutiques sur le quai dévalisées - le pire étant de voir les autres passagers manger tranquillement leur "bentô", lunch japonais à emporter, pendant que vous mourrez de faim stoïquement sur le siège d'à coté.

Il fait même beau et chaud ici, et nous traversons la ville à pied en allant d'un parc à l'autre : parc de la paix et ses cerisiers en fleurs, ainsi que le bâtiment (Cf photo article précédent) qui est resté à peu près debout grâce à sa position à 110m de l'hypocentre. La bombe explosant en effet à environ 500m d'altitude, il a reçu l'onde de choc sous un angle assez faible ce qui lui a évité de s'écrouler. Après quelques débats il a été décidé de le consolider et de le conserver en l'état pour la mémoire. Il est maintenant inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco.

Nous contournons le stade de baseball où une queue interminable se déploie derrière le stade, à travers deux escaliers puis tout autour du square adjacent en attendant patiemment de pénétrer dans le sanctuaire (ce sport est très apprécié au Japon), et atteignons le parc du château (bien évidemment reconstruit), où deux arbres datent cependant d'avant le bombardement malgré leur proximité de l'hypocentre (quelques centaines de mètres seulement). Leur tronc déformé porte encore des branches vivantes!

Sur le chemin du retour nous passons devant un impressionnant parking à vélo d'au moins cent mètres de longs. Les vélos sont empilés sur deux étages grâce à un bras mécanique qui s'abaisse pour y mettre le vélo et se relève ensuite pour laisser l'accès à celui du dessous. Dans le genre moins impressionnant, nous passons par erreur sous un pont qui visiblement est habité par de pauvres hères. On a tendance à l'oublier au vu de l'hyper-activité et de la surconsommation des japonais, mais le Japon a aussi ses pauvres.

Après un peu de repos à la guesthouse pour récupérer de cette longue marche (notre hôte nous a mis une banane et du thé dans la chambre), nous retournons dans le quartier des restaurants où se trouve un bâtiment, appelé "okonomi-mura", ie. "le village de l'okonomi", car il contient une quarantaine de restaurants de cette spécialité ! Dans sa version Hiroshima, il s'agit d'une salade verte avec du soja, du lard, des condiments, avec des pâtes de riz (type "soba", c'est possible aussi avec des "udon", des pâtes très épaisses), prises entre deux crêpes. Le tout est cuit mais aussi consommé sur une grand plaque chauffante qui sert de comptoir. Cf photos sur article précédent.

De notre avis unanime c'est vraiment excellent. C'est assez différent de l'idée que j'avais de l'okonomi, pour en avoir mangé il y a quatre ans mais aussi au début du voyage, à Kyoto. Il s'agissait alors d'une omelette avec les mêmes condiments et cuite de la même façons sur une plaque, et dans laquelle on pouvait choisir d'ajouter des morceaux de porc, de bœuf, de poulpe, de poulet ou d'un petit peu de tout.

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