Dire que le temps est incertain est un bel euphémisme. Il fait gris en se levant, mais grand beau en sortant de l'hotel et jusqu'à l'arrivée au Kenrokuen, un des plus beaux jardins du Japon semble-t-il, car il rassemble les six éléments traditionnels de la réussite : beaucoup d'eau, un point de vue sur le paysage (bon à mon sens pas exceptionnel en l'occurrence), l'isolement, l'espace, le coté artificiel (les lanternes et petits ponts de pierre en sont des exemples je suppose ?), l'ancienneté (pas facile sans cela d'avoir des arbres multicentenaires...).
Les bosquets de pruniers ou pêchers en fleurs nous consolent du retard des cerisiers. On navigue pour éviter les groupes organisés, mais dans l'ensemble le jardin nous offre ses meilleurs points de vue avec un calme relatif.
La pluie fait son retour et arrose copieusement la fin de notre visite, histoire de tester notre ténacité.
Le temps de décider de l'étape suivant que nous voulons à couvert, le soleil revient et nous décidons finalement d'en profiter pour aller jusqu'à un petit quartier (3 rues tout au plus) anciennement dédié aux plaisirs : maisons de thé et geishas.Le quartier est encore très vivant le soir, mais à cette heure c'est désert, ce qui nous permet d'examiner à loisir les façades en bois et donne à l'ensemble un air d'un autre temps.
Repas à emporter dans un combini : boules de brioche blanche, l'une fourrée façon "pizza", l'autre au curry. Boulette de riz ("onigiri", en fait plutôt triangulaire) se dérivant en de multiples variations. La plupart sont entourées d'une feuille d'algue séchée servant principalement à manger proprement. La mienne est enroulée dans une sorte de pâte imprégnée de bouillon, et le riz est aromatisé d'un parfum floral avec des morceaux violets (de la violette, donc ?). Le tout arrosé de thé au lait à la pêche, vendu frais. Nous déjeunons en bordure du parc pour profiter de la fin de l'éclaircie.
Anticipant le retour de la pluie, nous revenons vers les musées identifiés le matin : musée de l'artisanat local, très développé comme je le disais plus haut : kimonos teints selon une technique locale (toujours utilisée actuellement, en vente 1.5 million de yens en boutique soit environ 10 000 euros), objets laqués recouvert parfois en totalité de feuille d'or, jouets, autels bouddhistes très rococo, instruments de musique, feux d'artifices, etc. A noter que consommer la feuille d'or est censé avoir une action bénéfique contre les rhumatismes...
Enfin nous terminons par la villa Seisonkaku, de style XIXème, dans laquelle sont exposés des jouets reproduisant en taille réduite un très grand nombre d'objets de la vie courante de l'époque, du jeu de go au four à bois en passant par l'inévitable "dinette", le tout d'une finesse si exquise que ça en devient presque blasant. A l'étage de cette vaste demeure, le goût du luxe du seigneur local, qui l'avait construite pour sa mère (je ne vois pas le rapport avec les jouets par contre), s'étale un peu plus encore : plancher rossignol comme au château de Kyoto (le Nijô-jô), qui piaille comme un oiseau quand on marche pour éviter que des intrus ne puissent se déplacer furtivement. Utilisation de divers bois rares pour les différentes boiseries. Importation d'un rouge sombre de Chine, et d'un beau bleu français, ersatz de lapis-lazuli développé à cette époque pour remplacer la trop chère pierre semi-précieuse venant de Turquie.
L'ondée étant presque passée, nous remettons non sans un soulagement certain nos chaussures en sortant de la villa, pour aller vite les réchauffer contre les trottoirs de la ville en nous dirigeant vers un autre minuscule quartier préservé. Il s'agit d'anciennes maisons de samuraï de la classe "moyenne", dans laquelle on ne croise plus les porteurs de katanas mais bel et bien des lycéennes en jupette ou autres écoliers costumés sur le chemin du retour. Tous invariablement penchés presque studieusement sur leurs téléphones mobiles. Nous visitons la maison de la famille Nomura et son jardin intérieur, classé (encore !) parmi les trois premiers du Japon, clame une affiche à l'entrée. On y retrouve effectivement sur quelques mètres carrés le torrent, les rochers, les pins en "dos de tortue", les sempiternelles et impassibles carpes Koi, la lanterne japonaise en pierre.
La journée a été tellement remplie qu'on annule la deuxième nuit réservée à l'hotel, qu'ils nous remboursement aimablement par virement (on avait payé par carte). Nous nous décidons pour Hiroshima, facilement accessible en Shinkansen, et qui géographiquement nous garantit (enfin) les fleurs de cerisiers tant attendues ! Las de nos kilomètres, après avoir réservé notre train nous changeons de régime (pâtes au lieu de riz...) en essayant un restaurant italien à la gare de Kanazawa, qui ma foi s'en tire honorablement.
31/03/2008
Lundi 31 - Kanazawa (bis)
par
Ghislain Cottat
à
00:00
30/03/2008
Dimanche 30 - Kanazawa
Nous partons de Takayama en train et traversons des vallées encadrées de massifs enneigés. Après un changement à Tôyama, nous parvenons à Kanazawa, ville de 500000 habitants, chef-lieu de la préfecture d'Ishikawa. Du fait de trois siècles de bonnes productions agricoles, le seigneur local était très puissant, ce qui lui permit d'être un grand mécène. La ville fut donc pendant l'ère Tokugawa un haut lieu de l'artisanat.
Pour la première fois du voyage, nous logeons dans une chambre occidentale, dans un "business hotel", et dormons donc dans un vrai lit. Il pleut assez copieusement, mais nous avons demandé par hasard au centre d'information touristique s'il y avait du Nô (ou Nôgaku) en ville en ce moment, et comme par chance c'est le cas, nous nous dirigeons d'un bon pas vers le théâtre de la ville. Il y a en effet une répétition générale d'un spectacle prochain, et c'est donc gratuit. Nous arrivons finalement un peu tard pour le Nô en tant que tel, nous dit-on, mais nous assistons à une bonne heure de répétitions de danses et de chants, peut-être des interludes entre les différents actes ?
Nous restons en tous cas jusqu'au bout, même s'il faut bien dire que le style, que nous connaissions déjà grossièrement pour avoir assisté à 4h de kabuki il y a quatre ans, est très austère à l'aune de nos standards occidentaux. Une flûtiste, un tambour "normal" et un second dont le son fait plus penser à deux morceaux de bois qui s'entrechoquent, accompagnent des "chanteurs" (qui poussent en fait simplement des petits cris pour rythmer) et une chanteuse qui danse également avec une lenteur mesurée.
Pour faire bonne mesure nous enchaînons la représentation avec le musée du Nô, où une vidéo et des explications compensent ce que nous avons raté. De somptueux kimonos sont exposés, ainsi que des masques et quelques autres (rares) accessoires. Comme vous pourrez le lire sur l'article wikipedia, le Nô est extrêmement codifié. Les kimonos, masques et autres accessoires caractérisent le personnage incarné, et la scène elle-même où se déroulent les pièces est la même partout, avec ses quatre piliers et sa peinture représentant un pin d'un grand âge à l'arrière !
Heureusement les grands théâtres proposent des livrets en anglais permettant d'abaisser un peu ces barrières à la compréhension pour les occidentaux curieux.
La soirée approchant, nous nous mettant en recherche d'un restaurant, car le guide de voyage nous prévient qu'ils ferment vers 19-20h ! Nous en trouvons finalement un ouvert et vide, mais il attend 12 personnes et nous redirige sur notre demande vers un autre restaurant similaire pas très loin. Nous mangeons accroupis des spécialités de fruits de mer hautes en goût et en couleurs, présentées sur un grand bol de riz ("donburi"). Mon plat contient pas moins de 14 espèces différentes de poissons ou fruits de mer.
Comme Kanazawa produit 98% de toute la feuille d'or utilisée au Japon, nous avons même droit à un ou deux centimètres carrés de feuille d'or dans nos plat et au fond du thé ! Sachant que la feuille fait de 0.1 à 0.4 microns, cela ne fait pas une fortune évidemment...
Nous prenons à nouveau un dessert dans le "combini" du coin (convenience store, petit magasin vendant un peu de tout), et je prend ainsi pour dessert trois boules de pâte de riz de couleur différentes, fourrées à la pâte de haricot rouge (donc sucrée). La verte sent clairement le thé vert, pour les autres difficile à dire.
par
Ghislain Cottat
à
12:35
29/03/2008
Samedi 29 - Ces sushis valent bien une leçon
Nous arrivons donc dans un restaurant de taille moyenne, à l'échelle japonaise bien sûr : un "petit" restaurant accueille parfois 5 ou 6 personnes simultanément, les autres pouvant attendre leur tour sur un banc. Celui-ci a un comptoir pour environ 7-8 personnes plus deux petites salles japonaises (tatami, repas à genoux, enfin le plus souvent accroupis, qu'il s'agisse de japonais ou d'occidentaux).
Le patron est désolé car le comptoir est déjà occupé par 5 personnes mais l'espace n'est pas optimisé, et il n'ose pas demander à ses clientes de se décaler pour nous faire de la place. Mais elles le font d'elles-mêmes et le patron les remercie en s'excusant plusieurs fois.
On nous débarasse de nos vêtements et on nous servira du thé vert tout le long du repas dès qu'il nous en manquera.
Le menu fourni ne propose que 5 ou 6 "sets", ensemble de sushis "imposés" pour 2000 à 6000 yens. Il nous donne un dépliant en anglais avec les photos des sushis. Nous tergiversons un bon moment sur le dépliant car Rémi et Krys veulent prendre à la carte. On demande si c'est possible, sous-entendu, on aimerait bien avoir les prix car cela peut aller jusqu'à 6 euros la pièce pour certains sushis. Le patron répond que "oui bien sûr" on peut prendre ce qu'on veut, mais sans plus de détail. On pousse donc l'insolence jusqu'à demander les prix : avec un grognement difficile à interpréter, il demande à un commis de nous les noter sur le dépliant.
Pendant le repas de ses clientes, le chef discute avec elles à bâtons rompus avec une grande aisance, tout en leur préparant les sushis et quelques à-cotés qu'elles demandent ou qu'il suggère au fur et à mesure, le commis s'occupant des sushis des clients moins importants, deux japonais et bien sûr nous-mêmes.
Cette relation entre chef cuistot et clients est assez unique au Japon, et en particulier dans les restaus de sushis, car le chef prépare derrière le comptoir, au vu de ses client(e)s, à partir des ingrédients eux aussi exposés en vitrine réfrigérée à la vue de tous.
Comme visiblement on passe pour des ignares, ou bien parce que Rémi semble avoir une hésitation au moment de saisir ses baguettes, ou pour toute autre raison qui comme tant d'autres choses nous échappe ici, le commis (en fait plus âgé que le patron) vient vers nous en se mettant en tête de nous apprendre à nous servir de baguettes, ce que nous savons pourtant parfaitement faire... C'est assez comique, Rémi nous semble les tenir correctement mais le commis insiste sur un point de détail, et va jusqu'à lui mettre un élastique entre les doigts pour en immobiliser certains ! Rémi croit un moment qu'il va devoir manger avec l'élastique en place, mais ce n'est heureusement pas le cas car le commis semble au bout d'un moment satisfait.
En tous cas il nous montre aussi quelque chose de tout à faire élémentaire mais qui pourtant m'avait échappé jusque là : pour manger le sushi, je savais déjà qu'il fallait le saisir horizontalement avec les baguettes et non en travers, car on risque alors de sectionner la boulette de riz. Les sushis étant servis initialement sur un plateau sans rebord, puis directement sur le bord du comptoir, on n'a aucune difficulté à le saisir horizontalement. Par contre j'avais l'habitude ensuite de le tremper dans la sauce "à l'endroit", c'est-à-dire la boulette de riz en dessous, la garniture au dessus. Le problème de cette technique est que si on trempe trop longtemps le riz se disloque et on risque la catastrophe. En effet n'oublions pas qu'on doit manger le sushi en une seule bouchée, ce qui peut être difficile à croire dans les restaurants japonais en France où ils ont tendance à faire des sushis trop gros.
Or le commis nous montre la chose différemment : une fois la boulette saisie, garniture sur le dessus, il la fait tourner d'un quart de tour (la garniture est donc à la verticale sur le coté), la pose, et la tourne à nouveau d'un quart de tour en la resaisissant, ce qui fait qu'elle se retrouve à 180° par rapport à sa position initiale, et qu'en plus on s'est arrangé pour que les baguettes tiennent d'un coté le bas de la boulette et de l'autre la garniture (alors qu'initialement les deux baguettes ne tenaient que la boulette, de part et d'autre sur le coté). Si vous avez bien tout suivi vous aurez compris que la garniture est maintenant vers le bas, et on peut la tremper dans la sauce sans risquer de disloquer la boulette de riz.
Il faudrait que je fasse des photos pour illustrer cela. Il reste quand même un souci : si on saisit le sushi avec une baguette sur la garniture et une sur la boulette, cela gêne pour le trempage. On pourrait saisir la boulette de part et d'autre, mais la garniture, tournée vers le bas, risquerait de se décoller bien qu'elle soit "collée" à la boulette par un petit peu de wasabi. En effet on n'a pas de wasabi avec nos sushis, car il y en a déjà dedans. On a juste le gingembre (dont le chef nous ressert généreusement sur demande)
par
Ghislain Cottat
à
00:05
Samedi 29 - Shirakawa-go (bis)
Nous atteignons le village après deux heures de bus à travers des paysages hivernaux, et déambulons ensuite entre les maisons anciennes et, bien évidemment, les innombrables boutiques de souvenirs ("omiyage"), où l'on trouve de tout, de la mascotte locale déclinée sous tous les formats ("sarubobo" = bébé singe) aux confiseries en pâte de riz en passant par toutes sortes d'ingrédients pas forcément identifiables à cuisiner chez soi, apparemment un souvenir très populaire. Pourtant ce ne sont justement pas des souvenirs impérissables : champignons, pâte de myrtille, etc. On croise même une machine à faire des bulles de savon, actionnée par le vent et un petit moteur, qui attire les chalands dans un restaurant.
Le point de vue sur le village est sympathique mais un peu tristounet : c'est la font des neiges à cette altitude, les sommets sont blancs immaculés mais le village dégouline de partout. Il ne reste que quelques énormes tas de neige jusqu'à plusieurs mètres de haut plantés tels des icebergs au milieu des rizières attendant des jours meilleurs, vestiges des efforts faits par les villageois dans l'hiver pour conserver des voies d'accès à leurs routes et habitations.
Des acrobates rénovent l'un des toits en paille, opération apparemment réalisée seulement tous les 30 ans (à confirmer ?).
Les bottes de paille sont treuillées le long des échelles appuyées sur le toit, puis ajustées à grand coups d'un maillet spécial. On voit des cordages qui doivent ficeler le tout en place.
De retour à Takayama après un voyage très somnolent pour ma part (les bus sont aussi surchauffés que les trains), nous repartons en quête de sushis, avec un peu plus de préparation ce coup-ci. Là on en est sûrs, ceux indiqués sur le guide de notre hôte n'existent vraiment plus, mais on persévère et on finit par en trouver un.
On ne regrettera pas notre choix, mais ceci fera l'objet d'un autre article car, une fois de plus, le temps me manque...
par
Ghislain Cottat
à
00:01
Samedi 29 - Shirakawa-go
En attendant d'écrire les articles en retard (tout cela prend pas mal de temps, il faudra que j'affine un peu la méthode), je viens de mettre quelques photos sur les précédents articles. La qualité ne m'a pas l'air terrible mais je ne veux pas non plus trop allonger les temps de chargement des pages.
Aujourd'hui nous sommes allés en excursion à Shirakawa-go dans une soixantaine de maisons de style traditionnel des montagnes du centre du Honshu sont encore utilisées : toit de paille et construction en bois (sans clou pour le toit : les poutres sont ficelées entre elles). Ces maisons peuvent atteindre cinq étages ! En attendant un compte-rendu plus détaillé, une petite photo.
Sur ce, la bonne nuit aux Européens :-)
par
Ghislain Cottat
à
00:00
28/03/2008
Vendredi 28 - Dédicace
En attendant de profiter d'avoir pu configurer un clavier en français pour écrire les articles des derniers jours, une dédicace spéciale à Angus et Virginie : tous mes encouragements pour vos révisions de concours ! Une prière pour que les Kamis soient avec vous :
par
Ghislain Cottat
à
10:22
Vendredi 28 - Takayama (bis)
Après quelques renseignements pour la suite du voyage, nous partons pour "Hida no Sato" (village de Hida, qui est la province où nous nous trouvons), qui expose une trentaine d'anciennes fermes et autres bâtiments typiques des villages d'antan, soigneusement démontés et reconstruits là autour d'un plan d'eau. Des artisans y démontrent même certaines techniques ancestrales comme le travail du bois ou le tissage. En bons Français nous prenons le circuit conseillé à l'envers pour éviter de suivre un car de touristes Japonais arrivés en même temps que nous, mais qui finalement ont dû y passer deux fois moins de temps.
Malgré un peu de pluie et de grésil, surement pour nous mettre dans l'ambiance de l'époque, la visite est vraiment édifiante. La plupart des bâtisses se visitent, nous entraînant donc une fois de plus dans une valse de déchaussement & rechaussement, pas des plus pratiques avec mes chaussures de marche. Une fois de plus nos doigts de pied prennent le frais sur les tatamis et planchers non chauffés.
L'après-midi, nous visitons différents musées d'artisanat local. Objets laqués d'un style particulier à la région dont l'objectif est de conserver (et à mon avis d'exacerber) le grain du bois plutôt que de le masquer comme c'est souvent le cas. Musée sur la cérémonie de la danse du Lion, animal représenté de manière pas toujours réaliste par les sculpteurs japonais puisque ceux-ci n'en n'avaient jamais vu de leur vie. Il n'en reste pas moins qu'ils le considéraient comme le roi des animaux et donc digne de vénération !
Les masques utilisés me semblent assez similaires à ceux utilisés dans les festivals chinois comme on peut en voir dans tous les China-town du monde lors du Nouvel An Asiatique. J'en profite pour mettre ma prière pour le concours de professeur des écoles en espérant que Virginie aura bouffé du lion ce jour-là :-)
Enfin, musée sur le "Karakuri", art à mi chemin entre les marionettes (sans fils) et les automates, car les pantins sont actionnés par différents mécanismes complexes. Nous assistons à une démonstration de différents "modèles", le plus étonnant étant le trapéziste dont le personnage passe d'un trapèze à l'autre sans artifice particulier !
Finalement, après avoir cherché en vain des restaurants de sushis, on se rabat sur une sorte d'hybride sud-est-asiatico-mexicain qui sert des bières du monde entier, et où l'on mange bien mais sans dessert (heure trop avancée, 20h pensez donc, dans cette ville reculée...)
par
Ghislain Cottat
à
00:00
27/03/2008
Jeudi 27 - Takayama
Il fait froid au Zenkoji, sauf sous la couette bien entendu, mais la douche est chaude. Une fois levés on ne traîne donc pas à sortir, et on se rend au musée de l'histoire locale (Kyodokan) en espérant qu'il soit chauffé. Ce n'est pas le cas, et comme il faut se déchausser on passe une heure et demi à piétiner pour se dégourdir nos doigts de pied gelés. Mais l'exposition d'objets de la vie quotidienne (escouades de lutte contre le feu par exemple) et de l'artisanat de Takayama d'il y a 2-3 siècles (dont notoirement la production de sake suite à une autorisation du Shogunat d'accéder au marché d'Edo-Tokyo) est intéressante alors on prend notre mal en patience dans cette ancienne grande maison de marchands.
En sortant boisson chaude obligée, heureusement il y a au Japon en moyenne un distributeur pour 100 personnes (en ville 1 pour 30), des cigarettes et boissons chaudes ou froides aux bouquets de fleurs en passant par les vidéos érotiques. On croise même une machine automatique à recharger les piles d'appareil photo !
Le soleil pointant le bout de son nez, on se dirige vers un parc, en fait une colline boisée de chataîgniers, pins et d'une sorte de végétation basse pleine de feuilles allongées qui ne ressemble pas à grand chose de connu. On parcourt les chemins tortueux en direction d'un sanctuaire, et on aboutit sur un jardin d'enfants proposant à notre avis des jeux plutôt dangereux. On joue aux cons un moment (Rémi a des photos, il faudra que j'en mette une...) avant de repartir vers le sanctuaire.
Situé à flanc de colline, il est désert et d'une grande quiétude. Il s'en dégage l'ambiance méditative qu'on s'attend à trouver dans ce genre d'endroit, à comparer à la bruyante foule de pélerins dépensiers d'un Kiyomizudera (Cf. Kyoto).
Retour sur le centre ville où après un bref casse-croûte nous attaquons l'ancienne résidence du gouverneur du Shogunat. C'est en fait un véritable manoir un peu en marge du centre historique, une enfilade de pièces séparées par du papier de riz tirés sur des panneaux en bois, avec moultes salles d'accueil, de cérémonie du thé, d'étude, de travaux officiels plus les dépendances nécessaires à la logistique telles que cuisine, entrepôts et latrines d'époque ("out of service" indiquent les panneaux). Je suis aux anges, tatamis et poutres apparentes partout, style sobre et lumineux, jardin japonais, que j'aimerais vivre dans un tel cadre !
Enfin direction l'exposition des chars du célèbre festival local, en traversant à nouveau les quartiers préservés de la ville et ses ruelles fort belles mais fort encombrées de magasins de souvenirs et des chalands qui les font vivre). Les chars sont en excellent état malgré leurs trois siècles d'usage qui perdure à ce jour. Dans une autre salle une reconstitution du site de Nikkô flamboie sous l'éclairage simulant la rotation des jours et des nuits. C'est un des sites majeurs du Japon, et cela se comprend au vu des maquettes. Pourtant nous n'avons pas prévu d'y aller, dommage. Je pourrais peut-être y faire un tour avant d'embarquer pour la Chine.
Enfin pour résumer ce qui ne peut l'être, nous finissons la journée par un restaurant de "yakitori" (brochettes) spécialisé dans le poulet, où nous sommes seuls et nous enfilons la majeure partie de la carte. Je sirote pour ma part un saké local, froid ce coup-ci (j'avais essayé le chaud à Kyoto). Papa en avait ramené d'un voyage professionnel il y a quelques années et le seul moyen de la finir fut d'en servir à tous ceux qui ne connaissaient pas encore... Pourtant maintenant je trouve ça bon, même si effectivement le goût n'a rien à voir avec tout ce qu'on peut boire en France. Ce n'est ni fruité, ni amer, ni fort, ni doux... On dirait vraiment que les Japonais ont inventé une nouvelle dimension du goût, et il a dû me pousser les papilles correspondantes à force d'essayer tout ce qui me passe sous la main (eh oui j'aime même le nattô).
par
Ghislain Cottat
à
01:46
26/03/2008
Mercredi 26 - Vers Takayama
Après avoir activé mon JR Pass, nous prenons le Shinkansen (en nous extasiant à nouveau au passage de l'espace important entre les sièges) pour Nagoya, d'où nous prenons un train standard pour Takayama. Cette ville est située dans les montagnes du centre du Honshu, l'île principale du Japon. Elle est fameuse pour ses quartiers historiques de vieilles maisons de bois très sombre qui rappellent les films de samuraï, mais surtout pour son festival de mi-avril lors duquel des chars multi-centenaires de plusieurs mètres de haut et très vivement décorés défilent dans la ville. Ce festival attire une foule très importante.
Arrivés sur place, nous tergiversons quelques minutes quant aux hotels indiqués par les guides, avant de nous adresser finalement au TIC (Tourist Information Center). Nous demandons une adresse pour "a cheap accommodation", et ils nous indiquent immédiatement un temple situé non loin, le "Zenkoji", reconverti en partie en auberge de backpackers. Comme à Kyoto on s'en tire pour 3000 yens par personne par nuit, soit moins cher que tout ce qu'indiquaient nous guides ! De plus le cadre est sympa et le gérant attentionné.
Il nous précise qu'on ne peut avoir la chambre qu'à partir de 22h car avant il a une "réunion" (en fait un repas), donc nous laissons les sacs dans l'entrée et partons visiter la ville. Tout est fermé à cette heure, et au bout d'un moment il se met à pleuvoir, donc on se réfugie à la gare, aussi surchauffée que les trains, en sirotant un café.
Puis nous retournons au temple choisir un restaurant dans un guide gastronomique et allons donc dîner au Suzuya : moi et Krys prenons un menu en 6 plats plus une sorte de pâte cuite à la manière locale. Ils ont en effet une spécialité dans la région de faire cuire diverses choses sur une feuille de "Hoba" (resemble à une grande feuille de chataîgner). En comptant le riz et le thé cela fait rien qu'à nous deux une bonne quinzaine de plats...
par
Ghislain Cottat
à
00:00
25/03/2008
Mardi 25 - Dernier jour a Kyoto
Je viens d'ecrire les articles depuis samedi 22 dans un cyber qui fonctionne 24h/24, le genre de cyber dans lequel certains jeunes a cote de la plaque et n'ayant meme pas d'appartement passent leur vie sur l'ordinateur. Pour preuve le cyber propose des douches et meme une salle de bronzage pour eviter d'avoir trop l'air d'un vampire quand on resort a l'air libre...
(photo prise dans la partie publique : je ne sais pas si ce sont des pruniers ou des cerisiers)
Pour revenir au debut de la journee, nous avons visite le Sento, jardin imperial ferme a l'interieur du parc imperial public (!) pour lequel nous nous etions inscrits hier suite a l'echec concernant la villa Katsura, bookee jusqu'a vendredi.
Le jardin est tres bien agence, dommage que peu d'arbres soient fleuris a cette epoque de l'annee (les cerisiers sont en retard pour cause d'hiver trop froid).
Apres le repas nous traversons le marche de Nishikoji, ou d'innombrables denrees non identifiees sont proposees au chaland, professionnel comme particulier, avec degustations diverses a la clef.
Enfin visite du Kitano Tenmangu ou se tient une foire et une ceremonie tres formelle a laquelle participent plusieurs tres jeunes enfants maquilles et en kimono. Cela resemble au "jour des enfants" sauf qu'il me semblait que c'etait debut mai.
A l'instant excellent restaurant de sushis recommande par le lonely, le "Tomizushi", accompagne de sake chaud.
par
Ghislain Cottat
à
13:48
24/03/2008
Lundi 24 - Est de Kyoto
(J'accélère le rythme car Rémi et Krys vont m'attendre.)
Nous sommes allés voir ce jour la le Kiyomizu-dera (清水寺), aussi impressionnant par sa construction soutenue par une superstructure en bois accrochée à flanc de falaise que par le coté "centre commercialo-bouddhique" qui s'en dégage, avec moultes échoppes vendant des prières et gages de bonne fortune de toute sorte, et une importante queue de pèlerins attendant de se purifier avec l'eau pure (littéralement kiyoi mizu) qui donna son nom au lieu.
Ensuite direction le Ginkaku-ji (銀閣寺, Temple du Pavillon d'Argent) après avoir tenté (en vain) de réserver une visite au Pavillon Impérial de Katsura (桂離宮, Katsura Rikyū) auprès de l'Imperial Household Agency (宮内庁, Kunaichō) qui gère les domaines impériaux. Le Ginkakuji, donc, est en réfection et le pavillon presque entièrement recouvert par les échafaudages (de toutes façons il n'est pas argenté comme est doré le Temple d'Or, se console-t-on :-)). Heureusement le "jardin sec" est pour le coup étonnant, et le jardin japonais inspirerait la félicité la plus totale si on n'y était poussé par les autres visiteurs le long de ses étroits sentiers. Belle visite tout de même.
Pour quitter un peu la foule, nous faisons la courte ascension vers le Daimonji, énorme caractère japonais tracé à flanc de montagne, le long duquel de grands feux sont allumés lors de cérémonies pour guider l'âme des défunts (il me semble).
Vue imprenable sur l'ensemble de l'agglomération de Kyōto depuis l'observatoire.
Enfin nous sécurisons notre repas en allant à l'avance retrouver un restaurant qui nous avait beaucoup plu il y a 4 ans : le Tonkatsu Yamanaka, devant lequel trône un cochon couleur d'or grandeur nature... Tonkatsu = morceaux de porcs panés avec une salade et une sauce fabuleuse. Excellente soupe miso de surcroit, et le patron a toujours la même pêche et le même verbe anglo-japonais fendard. Très bon moment !
par
Ghislain Cottat
à
13:37
23/03/2008
Dimanche 23 - Kyoto
Ciel gris aujourd'hui mais c'est toujours mieux que le typhon qui nous avait accueilli il y a quatre ans! Nous partons, toujours à pied, pour le Kinkaku-ji (金閣寺, "Temple du Pavillon d'Or", Cf. photos, vous l'aurez deviné), où nous croisons une foule de touristes de toutes nationalités.
Puis direction le Ryōan-ji (竜安寺, Temple du Dragon Paisible) à travers quelques rues typiques : c'est fou comme on se retrouve au calme dès lors qu'on quitte les boulevards de cette immense cité. Le Ryōan-ji peut se vanter d'un "jardin sec" (sable et pierres, avec un peu de mousse quand même) visiblement très apprécié mais qui à mon avis doit laisser coi plus d'un touriste. Par contre son plan d'eau vanté par le guide est en réfection donc en piteux état.
Déjeuner dans un petit restaurant d'okonomi, une sorte d'omelette puissance douze avec toutes sortes de choses dedans, légumes, condiments, gingembre, viande, etc. précuite par la cuisinière puis placée sur la grande plaque chauffante devant nous. En la mangeant par morceau on évite ainsi qu'elle ne refroidisse. Dans d'autres restaurants chacun peut la faire cuire à son gout sur la plaque (d'ou le nom: okonomiyaki = "cuisinez à votre gout").
Après-midi: encore des temples bien sûr, d'abord le Ninna-ji (仁和寺), puis du coté de Arashiyama (嵐山) les temples de Tenryuu-ji ("Dragon Céleste") et de Seiryo-ji ("Eau Fraiche et Pure").
On erre ensuite un peu au hasard dans les ruelles et entre les jardins potagers de ce quartier très excentré de Kyoto, avant de tomber presque par hasard sur le bout de la ligne de bus qui nous ramènera vers l'hôtel.
Il pleut, mais on a passé une sacrée journée (si je puis me permettre...).
par
Ghislain Cottat
à
13:26
22/03/2008
Samedi 22 - Vol planant
Enfin le décollage, avec une petite heure de retard pour faire bonne mesure. La classe Affaire est vraiment beaucoup plus grande que l'éco, c'en est indécent! J'ai droit à une nappe et du foie gras pour le repas, et le vol étant de jour le sommeil ne vient pas, donc je regarde "Master and Commander" et "Les Tontons Flingueurs" (mieux vaut tard que jamais).
J'arrive donc à Kyoto dans une forme toute relative d'autant que, on le verra plus tard, il y a eu comme un problème de fraicheur sur nos repas à mon avis, car Rémi et moi sommes un peu malades en arrivant.
On rejoint Christopher qui a pu heureusement trouver l'hôtel même si Air France ne lui avait pas passe l'intégralité des indications qu'on leur avait données pour lui, dont le fait que l'agence de réservation avait un comptoir à l'aéroport et aurait donc pu lui fournir le plan qui lui manquait... Bref tout est bien qui finit bien.
Pour nous recaler nous posons nos affaires à l'hôtel et partons directement pour le Daitokuji pas très loin, commençant ainsi la longue série de temples qui nous occupera pour ces premiers jours de retour sur le sol nippon.
par
Ghislain Cottat
à
13:17
20/03/2008
Jeudi 20 - J moins 1 (bis ;-))
Petit souci sur l'avion avec Rémi, finalement on ne part que demain...
Le grand panneau d'affichage près duquel on s'était assis était faux (il fonctionnait mais la mise à jour ne montrait pas les vols après 13h), du coup ne voyant pas le vol à l'enregistrement et sachant qu'on était en avance, on a commencé à discuter et on n'a pas vérifié l'affichage sur les petits téléviseurs. On n'a pas vu le temps passer et on s'est rendu compte que quelque chose clochait qu'à 12h30. Résultat on a raté bêtement l'enregistrement à 5 minutes près, et avec le surbooking les places avaient bien sûr été réattribuées...
C'aurait pu finir plus mal : ils nous ont mis sur le même vol demain quasiment sans frais (on a eu du bol de ce coté).
On a normalement prévenu Christopher, notre troisième larron, espérons qu'il aura noté les références de l'hôtel et arrivera à la trouver.
Conclusion : ne pas trop papoter à l'aéroport...
par
Ghislain Cottat
à
17:11
19/03/2008
Mercredi 19 - J moins 1
Tout bien pesé il semble que je fasse près de 77kgs tout habillé et avec mes deux sacs, soit près de 20kg de bagages...
Ça me semble encore beaucoup pour un voyage de ce type (et vue ma carrure), mais sachant qu'en plus de ce que je prend habituellement en voyage, ce coup-ci j'ai un duvet, pas mal de littérature de voyage (Lonely Planet China > 1000 pages...) et linguistique, et un hamac de voyage (350g seulement, pourquoi se priver), c'est déjà pas si mal.
par
Ghislain Cottat
à
23:22
18/03/2008
Mardi 18 - J moins 2
Le sac est bouclé et s'avère plus lourd que prévu, je pensais avoir pourtant réduit au minimum (me connaissant c'est beaucoup dire : OK, je devrais peut-être laisser mes dictionnaires de chinois, ma grammaire japonaise, etc. ^_^)
J'essaierai de faire un peu de tri demain si j'ai le temps, mais ça va être dur : il faut déjà que je retourne à Conflans boucler l'appartement, car je n'ai pas pu finir à temps aujourd'hui. Il reste à nettoyer le frigo et le congélateur vu que je coupe le courant, et ramener deux ou trois bricoles supplémentaires à Maurepas par sécurité (c'est pas qu'il y en ait pour grande monnaie, mais bon).
par
Ghislain Cottat
à
23:59
15/03/2008
Samedi 15 - Dépilage
Le dépilage de ma TODO-list ne va pas aussi vite que prévu, principalement parce que réserver un hôtel à Kyoto au début de la saison des sakura n'est pas une mince affaire.
Et ce même sachant que les prévisions listées par le "Cherry Blossom Front Laboratory", dont le site est en soi une floraison printanière de couleurs flashy, annonce un retard important (à ce qu'on peut en comprendre de la traduction automatisée en tous cas).
A part ça je tiens à me flageller publiquement pour n'avoir pas sauvegardé correctement le budget que j'avais amoureusement rentré dans GnuCash, car il a du coup disparu avec le crash du disque samedi dernier. Aïe. Ouille. Voilà c'est fait.
Plus tard : ouf, nous avons finalement une réservation pour cinq nuits à Kyoto ^_^ au Aoi-so Inn, un poil au nord du Palais Impérial, à quelques minutes du métro (ligne "Karasuma").
par
Ghislain Cottat
à
03:22
12/03/2008
Mercredi 12 - TODO list
Hier RDV chez le médecin pour prescription du vaccin anti-méningite (Cf. fiche sur la Mongolie) et renouvellement de la trousse de voyage.
C'est fou comment d'un médecin à l'autre la prescription contre les troubles gastriques divers du voyageur peut changer. Ce n'est sûrement pas aussi compliqué que ça en a l'air, mais ils arrivent pourtant à nous le faire croire ;-)
Ensuite mise au point de la checklist finale, jour par jour, avant le départ. Normalement j'ai le temps de tout faire sereinement. Juste une petite erreur stratégique : j'ai sous-estimé le délai pour commander les travellers sur internet (entre le virement et le délai de livraison ils disent de compter une semaine) : comme c'est un peu limite j'irai sur place payer en espèces et les retirer, d'où déplacement imprévu sur Paris. Pas très malin.
Certes au pire si je partais avant de les recevoir je pourrais toujours prétendre les avoir perdus au Japon et me les faire ré-émettre sur place (peut-être pas sans frais par contre)... Bon, j'aime bien les défis, mais celui-ci ne me semble pas totalement indispensable donc on va éviter ^_^
Enfin après le disque dur de mon ancien portable, c'est mon disque externe qui vient de planter. Cela vient très probablement du contrôleur du boîtier externe (X-Craft Cooler Master SATA 2, pour ne pas le nommer) car il plantait aussi avec l'ancien portable. Sauf que ce coup-ci il n'est plus reconnu par le PC... Normalement le disque lui-même n'a rien (j'espère !) mais il va falloir rallumer un PC fixe pour y accéder, sinon plus de musique jusqu'au départ :-(
Un peu la poisse niveau informatique en ce moment. Il est temps de prendre le large !
Coup de chance, il est garanti jusqu'au 25/9, j'aurai le temps de demander un échange au retour.
Plus tard : le disque dur va bien, il vous remercie.
Ceci dit quelques sauvegardes sur un autre disque externe seraient de bon aloi avant le grand départ. En effet depuis le plantage de l'ancien portable ce disque est l'unique dépositaire de certaines archives comme ma galerie de photos !
Promis au retour je met en place quelque chose de plus sûr comme un RAID...
par
Ghislain Cottat
à
15:26
11/03/2008
Lundi 10 - Test LaPoste
Test de publication d'article depuis le webmail LaPoste.
Ceci est une phrase de test suffisamment longue pour mettre éventuellement en évidence des problèmes de retour à la ligne à la publication de l'article sur le blog.
Créez votre adresse électronique prénom.nom@laposte.net
1 Go d'espace de stockage, anti-spam et anti-virus intégrés.
Edition du message après publication : comme le montre la phrase ci-dessus, le webmail LaPoste pose un problème assez minable : l'insertion d'un message de pub pour le service laposte.net ;-) De plus tous les accents sont codés (par contre pas de retour chariot intempestif ce coup-ci).
Donc il n'y a pas photo, j'utiliserai GMail pour uploader les articles. Sur ce Morphée me tend les bras... Zut j'ai oublié de tester l'envoi d'image, ce sera pour une prochaine fois.
par
Ghislain Cottat
à
02:19
Lundi 10 - Test GMail
Test de publication d'article depuis le webmail GMail.
Ceci est une phrase de test suffisamment longue pour mettre éventuellement en évidence des problèmes de retour à la ligne à la publication de l'article sur le blog.
Edition du message après publication : pas de problème de retour chariot, il reste juste quelques caractères codés (apostrophes par exemple).
par
Ghislain Cottat
à
02:15
Lundi 10 - Surprise
J-10.
Hier j'ai pu vérifier les visas sur mon passeport (arrivé chez mes
parents), et là une petite surprise : le visa russe indique un numéro de passeport duquel ont été soustraite les deux lettres du milieu ! Ca me parait gros pour une "bête" erreur...
Ce soir j'ai donc appelé Mathieu qui est allé en Russie récemment : ça lui dit quelque chose, rapport à un changement de numérotation des passeports, mais il ne peut pas me confirmer car il n'a pas le sien chez lui.
Je poste un message sur 'voyageforum', et je demanderai demain à
globe-access... J'espère ne pas avoir à me rendre en urgence à
l'ambassade Russe à Paris :-/
(plus tard: globe-access m'a confirmé que c'était normal, ouf :-))
Je viens aussi de tester sur le paragraphe précédent la fonctionnalité de blogger permettant de publier directement un article par mail. Ca pourrait être utile dans les contrées reculées, car le site de blogger ne me semble pas être ce qu'il y a de plus léger ni performant (quand je vois le temps de chargement de la page sur mon "ancien" portable, un athlon xp-2200 - enfin ça c'était avant le drame, bien entendu : plantage définitif du disque dur avant-hier soir)... Envoyer un simple mail sera beaucoup plus pratique dans pas mal de cas. Par contre si pour éditer le trajet sur la carte Google il faudra peut-être faire preuve de patience.
Bref ça marche mais thunderbird m'a inséré des coupures de ligne explicites et les accents et caractères spéciaux sont sous forme de codes genre "à", ce qui n'est pas du plus pratique pour l'édition. Je vais refaire un essai depuis le webmail de GMail pour voir.
par
Ghislain Cottat
à
01:58
07/03/2008
Vendredi 7 - Un jour comme les autres ?
Presque, et pourtant c'était le dernier de quelques 1100 jours de travail (à une vache près - la gestion des temps n'est pas une science exacte (*)).
J'ai donné les derniers conseils à mon remplaçant, fait mes adieux aux collègues, qui m'avaient préparé une gentille surprise. Le temps de voir tout le monde, deux heures s'étaient écoulées !
Puis j'ai remonté pour la dernière fois les 200 mètres de couloir menant à la sortie. Le lecteur d'empreinte, impassible, m'a fait "Bienvenue, Ghislain Cottat" en sortant, comme d'habitude, et j'ai rendu mon badge au gardien indifférent.
C'est la fin.
Non, c'est le début !! ^_^
(*) A tel point que dans mon décompte d'heures de recherche d'emploi, le lundi de Pacques n'est pas férié. Allez comprendre.
par
Ghislain Cottat
à
21:20
05/03/2008
Mercredi 5 - Visas !
Youhou, mon passeport avec mes deux visas est arrivé... chez mes parents ;-) Ils ont dû utiliser l'adresse du passeport au lieu de celle que je leur avais indiqué, ou alors j'étais dans un état second quand j'ai rédigé le bon de commande (et les trois fois au moins où je l'ai vérifié...)
Le principal est que les deux visas y sont, même si j'aimerais vérifier de mes yeux vus sans trop tard que tout est en règle. Il y a cinq ans une faute sur le numéro de passeport pour la Chine m'avait fait cavaler au consulat à Issy-les-Moulineaux (heureusement je m'en suis rendu compte avant de reprendre le train, j'ai juste perdu une demi-heure de marche et quelque chose comme un quart d'heure sur place).
Pour la Chine j'ai même eu les 90 jours que je demandais, alors qu'on m'avait dit que c'était loin d'être garanti. Évidemment cette année ils sont peut-être beaucoup moins regardant que d'habitude, ils ne sont pas censés savoir que pendant les J.O. je serai plutôt en Russie qu'à Beijing.
D'ailleurs il semblerait que les lois chinoises sur l'hébergement des touristes aient été relaxées récemment (encore qu'en parcourant les forums on rencontre des gens qui ont dormi chez l'habitant en 2005 - c'est vrai qu'en zone rurale de toutes façons, ce genre de lois, bon, hein), et je pourrai peut-être essayer un bed'n'breakfast à Beijing !
par
Ghislain Cottat
à
22:16
04/03/2008
Mardi 4 - Ça bouge
En milieu de semaine dernière, Herpey a enfin pu réserver son billet d'avion, entre deux journées de 16h de taf j'ai l'impression ! Il a pris le même départ que Krys (mais il rentre 6 jours avant), donc dans la foulée je m'apprêtais à prendre le mien...
Ça aurait été trop facile : plus de places éco sur le même vol avec les Miles. Je me couche pour méditer cela. Le lendemain aux aurores retour sur le site d'Air France, bien décidé à prendre le billet en classe Affaire (20 000 Miles de plus, tant pis). Comme je prend un aller simple, Air France a la bonté de me rappeler que certains pays demandent un justificatif de transport pour la sortie du territoire.
Je connais cette pratique, et il me semblait bien avoir vérifié pour le Japon. Eh bien je n'avais pas dû, car il faut effectivement ce justificatif ! Prendre un aller-retour est hors de question : même si j'avais assez de Miles (*), je paierais le double de taxes diverses (>310€ au lieu d'environ 155€ pour un aller simple).
Après un petit coup de stress au bureau et consultations de quelques sites web, il s'avère finalement très facile de réserver le ferry pour la Chine (d'ailleurs les ferries sont censés être vite pleins, donc c'était peut-être une bonne idée de toutes façons). J'opte pour The Shanghai Ferry Company, qui a un départ d'Osaka le jour où Krys quitte le Japon. Impeccable !
Je n'ai même pas à avancer d'argent pour obtenir la confirmation, et je pourrai facilement reporter mon départ ou changer la classe de voyage (j'ai pris par défaut la classe "ras des paquerettes" pour 20 000 yens).
Finalement jeudi soir j'avais mon billet pour un départ le 20 mars à 13h30 de CDB (2F), et le retour en bateau pour le 11 avril.
Aujourd'hui mardi 4 mars 2008, plus que 3 jours avant de quitter la boîte, après 5 ans de bons (enfin j'espère) et loyaux services ! J'y crois à peine...
(*) Ce serait le cas en profitant des "Web@wards", des promos à moitié de Miles. Il y a bien des vols pour Nagoya, mais... au départ d'Amsterdam ! Et transitant par Paris !! Impossible de monter en route bien entendu, grâce aux pratiques commerciales de nos chères (€$£) compagnies aériennes.
par
Ghislain Cottat
à
23:12