Nous atteignons le village après deux heures de bus à travers des paysages hivernaux, et déambulons ensuite entre les maisons anciennes et, bien évidemment, les innombrables boutiques de souvenirs ("omiyage"), où l'on trouve de tout, de la mascotte locale déclinée sous tous les formats ("sarubobo" = bébé singe) aux confiseries en pâte de riz en passant par toutes sortes d'ingrédients pas forcément identifiables à cuisiner chez soi, apparemment un souvenir très populaire. Pourtant ce ne sont justement pas des souvenirs impérissables : champignons, pâte de myrtille, etc. On croise même une machine à faire des bulles de savon, actionnée par le vent et un petit moteur, qui attire les chalands dans un restaurant.
Le point de vue sur le village est sympathique mais un peu tristounet : c'est la font des neiges à cette altitude, les sommets sont blancs immaculés mais le village dégouline de partout. Il ne reste que quelques énormes tas de neige jusqu'à plusieurs mètres de haut plantés tels des icebergs au milieu des rizières attendant des jours meilleurs, vestiges des efforts faits par les villageois dans l'hiver pour conserver des voies d'accès à leurs routes et habitations.
Des acrobates rénovent l'un des toits en paille, opération apparemment réalisée seulement tous les 30 ans (à confirmer ?).
Les bottes de paille sont treuillées le long des échelles appuyées sur le toit, puis ajustées à grand coups d'un maillet spécial. On voit des cordages qui doivent ficeler le tout en place.
De retour à Takayama après un voyage très somnolent pour ma part (les bus sont aussi surchauffés que les trains), nous repartons en quête de sushis, avec un peu plus de préparation ce coup-ci. Là on en est sûrs, ceux indiqués sur le guide de notre hôte n'existent vraiment plus, mais on persévère et on finit par en trouver un.
On ne regrettera pas notre choix, mais ceci fera l'objet d'un autre article car, une fois de plus, le temps me manque...
29/03/2008
Samedi 29 - Shirakawa-go (bis)
par
Ghislain Cottat
à
00:01
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