Après quelques renseignements pour la suite du voyage, nous partons pour "Hida no Sato" (village de Hida, qui est la province où nous nous trouvons), qui expose une trentaine d'anciennes fermes et autres bâtiments typiques des villages d'antan, soigneusement démontés et reconstruits là autour d'un plan d'eau. Des artisans y démontrent même certaines techniques ancestrales comme le travail du bois ou le tissage. En bons Français nous prenons le circuit conseillé à l'envers pour éviter de suivre un car de touristes Japonais arrivés en même temps que nous, mais qui finalement ont dû y passer deux fois moins de temps.
Malgré un peu de pluie et de grésil, surement pour nous mettre dans l'ambiance de l'époque, la visite est vraiment édifiante. La plupart des bâtisses se visitent, nous entraînant donc une fois de plus dans une valse de déchaussement & rechaussement, pas des plus pratiques avec mes chaussures de marche. Une fois de plus nos doigts de pied prennent le frais sur les tatamis et planchers non chauffés.
L'après-midi, nous visitons différents musées d'artisanat local. Objets laqués d'un style particulier à la région dont l'objectif est de conserver (et à mon avis d'exacerber) le grain du bois plutôt que de le masquer comme c'est souvent le cas. Musée sur la cérémonie de la danse du Lion, animal représenté de manière pas toujours réaliste par les sculpteurs japonais puisque ceux-ci n'en n'avaient jamais vu de leur vie. Il n'en reste pas moins qu'ils le considéraient comme le roi des animaux et donc digne de vénération !
Les masques utilisés me semblent assez similaires à ceux utilisés dans les festivals chinois comme on peut en voir dans tous les China-town du monde lors du Nouvel An Asiatique. J'en profite pour mettre ma prière pour le concours de professeur des écoles en espérant que Virginie aura bouffé du lion ce jour-là :-)
Enfin, musée sur le "Karakuri", art à mi chemin entre les marionettes (sans fils) et les automates, car les pantins sont actionnés par différents mécanismes complexes. Nous assistons à une démonstration de différents "modèles", le plus étonnant étant le trapéziste dont le personnage passe d'un trapèze à l'autre sans artifice particulier !
Finalement, après avoir cherché en vain des restaurants de sushis, on se rabat sur une sorte d'hybride sud-est-asiatico-mexicain qui sert des bières du monde entier, et où l'on mange bien mais sans dessert (heure trop avancée, 20h pensez donc, dans cette ville reculée...)
28/03/2008
Vendredi 28 - Takayama (bis)
par
Ghislain Cottat
à
00:00
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